Allez, pas de jeu de mot scabreux sur le titre, on ne peut pas se moquer de tout. Depuis quelques jours, immense séisme à Haïti, le pays le plus pauvre de la région Caraïbe.
Bilan, des destructions énormes, sans doute des milliers de morts, et une totale désorganisation.
Ce matin, avec des trémolos dans la voix, Bernard Kouchner, le French Doctor, nous explique l'horreur de la situation, appelle aux dons, et précise que l'état Français met tout en place depuis plusieurs jours pour aider les populations locales.
Dans le même temps, des avions tournent en rond au dessus de Port-au-Prince. Les avions, c'est bien, encore faut-il qu'il y ait une coordination pour les faire atterrir.
Dans le même temps toujours, la population des bidonvilles fait un barrage dans une rue avec des cadavres, pour protester contre le manque de secours (Juste qu'à quel niveau faut-il être désespéré pour en arriver là???).
Alors quoi, Bernard, tu te fous de nous, ou quoi? Comment ça se fait, qu'ils n'ont pas vu les secours encore, dans les bidonvilles avec tout ce qu'on a envoyé dés qu'on a su ce qui se passait?
Interview d'un local, qui cherche à mains nues les survivants dans les décombres: "Oui, y'a des secours, mais pour l'instant, ils cherchent dans les hôtels". Hé oui, priorité aux ressortissants nationaux, quand même. Cool, c'est important quand même l'aide internationale gratuite. En même temps, faut pas se méprendre sur ma réaction, hein. Je serai bien content pour M.Durant si on retrouve son fils vivant...
Dans le même temps, on fait des chèques, et des chèques, et des chèques: à la croix rouge, la fondation de france, médecin sans frontière, le bar à Lulu (qui se charge d'envoyer l'argent sur place).Et la coordination associative (là, je ne parle même pas d'international): Aucune. Tiens, un p'tit air de déjà vu... Mais au fait, comment ils vont, les victimes du Tsunami? Tu t'es posé la question, toi, dernièrement? Pas moi, j'les avais oublié. Le citoyen français est solidaire!!! Cool, on ne peut que s'en réjouir. Il lui faut des sensations fortes, des images chocs pour se sentir impliqué: Après tout, si ça rend service... Dommage que cela favorise autant la concurrence associative que la population.
Moi, ce que j'aimerai bien, maintenant, c'est que quelqu'un me dise:
- Mais oui, on s'organise. Y'a une partie de l'argent débloqué tout de suite en aide d'urgence, et le reste pour la reconstruction dans le temps. Et puis on va même augmenter un peu les moyens des écoles et des hopitaux en reconstruisant. Et avec des entreprises locales (ah bon, les vautours seraient déjà sur place??? Ah pardon, c'est un drame, pas de cynisme, donc...). Et tous les 6 mois pendant 10 ans, toutes les chaines d'informations feront un sujet de fond pour voir comment évolue ce pays, et comment on l'aide à sortir de la misère.
Pour mémoire, Haïti, avant le séisme, c'était une espérance de vie moyenne de 61 ans, un revenu moyen par habitant annuel de 560 dollars (oui, j'ai écrit annuel), et une population ayant accès à l'eau potable à 58%.
Mais bon, y'avait pas de séisme, donc, c'était pas trop la peine qu'on en parle...
Papa, maman, c'est quand même bien les gens comme vous qui jouent sur le long terme (ça s'appelle le parrainage, entre autre).
Quand même, on est bien en France... Allez, toi qui lit, merci de te joindre à moi pour une petite pensée vers les oubliés de la terre.
Bilan, des destructions énormes, sans doute des milliers de morts, et une totale désorganisation.
Ce matin, avec des trémolos dans la voix, Bernard Kouchner, le French Doctor, nous explique l'horreur de la situation, appelle aux dons, et précise que l'état Français met tout en place depuis plusieurs jours pour aider les populations locales.
Dans le même temps, des avions tournent en rond au dessus de Port-au-Prince. Les avions, c'est bien, encore faut-il qu'il y ait une coordination pour les faire atterrir.
Dans le même temps toujours, la population des bidonvilles fait un barrage dans une rue avec des cadavres, pour protester contre le manque de secours (Juste qu'à quel niveau faut-il être désespéré pour en arriver là???).
Alors quoi, Bernard, tu te fous de nous, ou quoi? Comment ça se fait, qu'ils n'ont pas vu les secours encore, dans les bidonvilles avec tout ce qu'on a envoyé dés qu'on a su ce qui se passait?
Interview d'un local, qui cherche à mains nues les survivants dans les décombres: "Oui, y'a des secours, mais pour l'instant, ils cherchent dans les hôtels". Hé oui, priorité aux ressortissants nationaux, quand même. Cool, c'est important quand même l'aide internationale gratuite. En même temps, faut pas se méprendre sur ma réaction, hein. Je serai bien content pour M.Durant si on retrouve son fils vivant...
Dans le même temps, on fait des chèques, et des chèques, et des chèques: à la croix rouge, la fondation de france, médecin sans frontière, le bar à Lulu (qui se charge d'envoyer l'argent sur place).Et la coordination associative (là, je ne parle même pas d'international): Aucune. Tiens, un p'tit air de déjà vu... Mais au fait, comment ils vont, les victimes du Tsunami? Tu t'es posé la question, toi, dernièrement? Pas moi, j'les avais oublié. Le citoyen français est solidaire!!! Cool, on ne peut que s'en réjouir. Il lui faut des sensations fortes, des images chocs pour se sentir impliqué: Après tout, si ça rend service... Dommage que cela favorise autant la concurrence associative que la population.
Moi, ce que j'aimerai bien, maintenant, c'est que quelqu'un me dise:
- Mais oui, on s'organise. Y'a une partie de l'argent débloqué tout de suite en aide d'urgence, et le reste pour la reconstruction dans le temps. Et puis on va même augmenter un peu les moyens des écoles et des hopitaux en reconstruisant. Et avec des entreprises locales (ah bon, les vautours seraient déjà sur place??? Ah pardon, c'est un drame, pas de cynisme, donc...). Et tous les 6 mois pendant 10 ans, toutes les chaines d'informations feront un sujet de fond pour voir comment évolue ce pays, et comment on l'aide à sortir de la misère.
Pour mémoire, Haïti, avant le séisme, c'était une espérance de vie moyenne de 61 ans, un revenu moyen par habitant annuel de 560 dollars (oui, j'ai écrit annuel), et une population ayant accès à l'eau potable à 58%.
Mais bon, y'avait pas de séisme, donc, c'était pas trop la peine qu'on en parle...
Papa, maman, c'est quand même bien les gens comme vous qui jouent sur le long terme (ça s'appelle le parrainage, entre autre).
Quand même, on est bien en France... Allez, toi qui lit, merci de te joindre à moi pour une petite pensée vers les oubliés de la terre.


